Les styles différents (narratifs, descriptifs, burlesques, lyriques)
Réalisations langagières
C1
- Il s’appelle Juste Leblanc.
- Ah bon, il n’a pas de prénom?
- Je viens de vous le dire, Juste Leblanc… Votre prénom c’est François, c’est juste ? Eh bien, lui c’est pareil, c’est Juste.
- Qu’est-ce que vous avez foutu dans les cases ? Ça déborde.
- Et ben ouais, y a pas assez de place pour les réponses.
- Exercez-vous une activité professionnelle ? « Ça dépend »...
- Oui ça évidemment, on vous demande de répondre par « oui » ou par « non » alors ∶ ça dépend, ça dépasse !
- Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche. Elle n’a pas un physique facile... C’est différent.
- Je n’aime pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille.
- Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j’étais à deux doigts de m’agacer.
- Le Petit Prince Antoine de Saint Exupéry (extrait) « Comme le petit prince s’endormait, je le pris dans mes bras, et me remis en route. J’étais ému. Il me semblait porter un trésor fragile sur la Terre. Je regardais, à la lumière de la lune, ce front pâle, ces yeux clos, ces mèches de cheveux qui tremblaient au vent, et je me disais ∶ « Ce que je vois là n’est qu’une écorce. Le plus important est invisible... » Comme ses lèvres entr’ouvertes ébauchaient un demi-sourire, je me dis encore ∶ « Ce qui m’émeut si fort de ce petit prince endormi, c’est sa fidélité pour une fleur, c’est l’image d’une rose qui rayonne en lui comme la flamme d’une lampe, même quand il dort... » Et je le devinai plus fragile encore. Il faut bien protéger les lampes ∶ un coup de vent peut les éteindre...Et, marchant ainsi, je découvris le puits au lever du jour. »
- Le Horla - Guy de Maupassant (extrait) J’avais allumé mes deux lampes et les huit bougies de ma cheminée, comme si j’eusse pu, dans cette clarté, le découvrir. En face de moi, mon lit, un vieux lit de chêne à colonnes ; à droite, ma cheminée ; à gauche, ma porte fermée avec soin, après l’avoir laissée longtemps ouverte, afin de l’attirer; derrière moi, une très haute armoire à glace, qui me servait chaque jour pour me raser, pour m’habiller, et où j’avais coutume de me regarder, de la tête aux pieds, chaque fois que je passais devant. Donc, je faisais semblant d’écrire, pour le tromper, car il m’épiait lui aussi ; et soudain, je sentis, je fus certain qu’il lisait par-dessus mon épaule, qu’il était là, frôlant mon oreille.
- Le corbeau et le renard - La Fontaine (extrait)
- Maître Corbeau sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage ∶
- Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage. Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
- Peau d’âne - Charles Perrault (extrait) « Je sais, dit-elle, en voyant la Princesse, Ce qui vous fait venir ici, Je sais de votre cœur la profonde tristesse ; Mais avec moi n’ayez plus de souci. Il n’est rien qui vous puisse nuire Pourvu qu’à mes conseils vous vous laissiez conduire. Votre Père, il est vrai, voudrait vous épouser ; Écouter sa folle demande Serait une faute bien grande, Mais sans le contredire on le peut refuser”.